Qui est l'artiste ?

         

Le bois... une histoire d'amour ?


Marc TOURNAIRE est né à Châtillon sous Bagneux, au 7 impasse du Square, le 7 septembre 1952.
Ancien élève de l’Ecole Estienne, il fait un parcours riche et passionnant en tant que concepteur graphique dans l’Edition et la publicité.


Très tôt attiré par la Nature et les forces qu’elle représente, Marc Tournaire quitte la vie parisienne à 32 ans pour s’installer dans un village de la Haute Vallée de l’Aude, le Bousquet.
Il y apprend la flore et récolte de nombreuses plantes médicinales.
Il essaye de comprendre l’origine des forces telluriques.
Pour lui, les énergies de la Terre se retrouvent dans la forme des pierres, la force des arbres.
Il choisit à ce moment de devenir éleveur de chevaux Appaloosa, symboles de l’équilibre.

Depuis 20 ans maintenant,  il vit et travaille dans les Pyrénées Orientales, aux pieds des Albères.

 
Amené à travailler dans la forêt pour le débardage, Marc Tournaire voit développer sa passion pour les arbres qu’il considère comme un lien entre le ciel et la Terre.

Revenant à ses premières amours, le dessin, il dessine et peint sur un mode très épuré, presque graphique, mais cela ne le satisfait pas totalement. Parallèlement, il se met à sculpter le bois qu’il trouve. Et là, il atteint ce qui lui manquait pour s’accomplir.

A la même époque il s’intéresse aux ondes de forme à travers les travaux de Belizal (démarche d’après laquelle toute forme émet une onde spécifique intervenant sur nos propres énergies).
Il s’intéresse également aux civilisations indiennes et notamment aux Indiens Hoppi et leurs katchinas.

Il s’inspire de toutes ces sources pour évoluer : entre le goût pour la matière noble, le plaisir des essences diverses et puissance des formes, Marc réunit tout pour faire naître ses TOTEMS.


Marc Tournaire que souhaitez-vous préciser
sur la naissance de vos TOTEMS ?

« Pour la réalisation du Totem, ma préférence va indéniablement sur le choix de bois tombé suite à une tempête ou autre.. J’ai l’impression de lui offrir une seconde vie. Il ne me viendrait pas à l’idée de faire abattre un arbre même si son tronc me séduit.. J’ai acquis trop de respect pour les arbres.
Ce respect se retrouve dans mon travail de sculpture, où certains nœuds du bois, certaines lignes, guident mon outil en dehors de sa trajectoire prévue.
L’essence de l’arbre est un facteur non négligeable dans mon choix, quand je connais la destination du Totem.
Ma recherche consiste à ne pas enfermer l’observateur dans le monde du sculpteur, mais à laisser place à l’imaginaire de chacun. Ainsi, si les formes géométriques sont en rapport avec un thème conducteur, le résultat reste abstrait.

La pièce achevée prend toute sa dimension dans son lieu d’exposition car elle entre, à ce moment là seulement, en vibration avec les autres éléments qui l’entourent., c’est alors que ma quête trouve son aboutissement : le Totem vit. »

Texte et propos recueillis
par Isabelle Osterstock.